14 mai 2008

Quand on parle d'huiles

Lu dans Libé...

Il faut désormais se méfier des plats, sauces, et autres conserves préparées avec de l'huile de tournesol. Celle-ci pourrait en effet être coupée à l'huile de moteur, peu recommandée a priori pour rester en bonne santé, selon le Canard enchaîné de cette semaine.
Toujours selon le journal satirique, le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et propriétaire de Lesieur, aurait reçu fin février une cargaison d'huile en provenance d'Ukraine, mélangée à de l'huile minérale dérivée d'hydrocarbures. Elle ne s'en aperçoit qu'un mois plus tard, quand un industriel du nord de l'Europe l'avertit.

La répression des fraudes est alertée le 21 avril. Le 26 avril, officiellement, tous les bidons et les plats contenant de l'huile frelatée auraient été retirés des rayons de supermarchés.

Mais problème : Saipol a raffiné l'huile et l'a vendue à «une trentaine de clients de l'industrie agroalimentaire» qu'il refuse de citer. Et du côté de la Répression des fraudes, on admet que « compte tenu du nombre d'entreprises concernées » il est impossible de « connaître le nombre exact» de lots concernés. Bref, tous les produits qui contiennent de l'huile de moteur n'ont pas été retirés.

Mais rassurons nous, la Répression des fraudes a assuré au Canard qu'en «l'absence de toxicité aiguë» il n'y a pas de quoi alarmer les consommateurs de mayonnaise. Le 2 mai, raconte le Canard, «la Commission européenne s'est fendue en catimini d'une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d'huile de tournesol frelatée»... Car, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments, un homme de 60 kilos peut avaler chaque jour jusqu'à 1,2 gramme d'huile ukrainienne sans danger...

À la libération, il ne faudra pas se limiter à tondre Carla Bruni : il faudra juger tous les irresponsables qui gravitent autour de son mari.

12 mai 2008

Je suis un ...

Il n'est jamais trop tard pour citer ce remarquable petit texte de Santiago Alba Rico (espagnol)...

Je ne condamne pas le roi Fahd, honoré par le roi d’Espagne, qui taille les têtes, coupe les mains et arrache les yeux, qui humilie les femmes et bâillonne les opposants, qui fait l’important en l’absence de périodiques, de parlement et de partis politiques, qui viole les Philippines et torture Indiens et Egyptiens, qui dépense le tiers du budget de l’Arabie Saoudite entre les 15.000 membres de sa famille et finance les mouvements les plus réactionnaires et violents de la planète.


Je ne condamne pas le général Dostum, allié des Etats-Unis en Afghanistan, qui a asphyxié
dans un container mille prisonniers talibans auxquels il avait promis la liberté y qui sont morts en léchant les parois métalliques de leur prison.

Je ne condamne pas la Turquie, membre de l’OTAN et candidat à l’UE, qui a rayé 3.200 villages kurdes de la surface de la terre dans les années 90, qui a laissé mourir de faim 87 prisonniers politiques et emprisonne celui qui ose transcrire en Kurde le nom de leurs villes.


Je ne condamne pas le sinistre Kissinger, l’assassin le plus ambitieux depuis Hitler, responsable de millions de morts en Indochine, au Timor, au Chili et dans tous les pays dont le nom est sorti une ou autre fois de ses lèvres.


Je ne condamne pas Sharon, homme de paix, qui dynamite les maisons, déporte les civils, arrache les oliviers, vole l’eau, mitraille les enfants, pulvérise les femmes, torture les otages, brûle les archives, fait exploser les ambulances, rase des camps de réfugiés et caresse l’idée « d’extirper le cancer » de trois millions de Palestiniens pour renforcer la pureté de son état « juif ».


Je ne condamne pas le roi Gianendra du Népal, éduqué en Amérique, qui le mois dernier a exécuté sans jugement 1.500 communistes.

Je ne condamne ni la Jordanie ni l’Egypte qui bastonnent et emprisonnent ceux qui manifestent contre l’occupation de la Palestine par Israël.


Je ne condamne pas le Patriot Act ni le programme TIPS, ni la disparition de détenus par le FBI, ni la violation de la Convention de Genève à Guantànamo, ni les tribunaux militaires, ni le « permis de tuer » accordé à la CIA, ni la fouille de tous les touristes qui entrent aux USA, en provenance d’un pays musulman.

Je ne condamne pas la tentative de coup d’Etat au Venezuela ni le gouvernement espagnol qui l’a appuyée, ni les journaux qui, ici et là, ont financé, légitimé et applaudi la dissolution de toutes les institutions et la persécution armée des partisans de la Constitution.


Je ne condamne pas la compagnie américaine Union Carbide qui, le 2 décembre 1984, a assassiné 30.000 personnes dans la ville indienne de Bophal.


Je ne condamne pas l’entreprise pétrolière américaine Exxon-Mobil accusée de séquestrer, de violer, de torturer et d’assassiner des dizaines de personnes qui vivaient dans un édifice propriété de la compagnie dans la province de Aceh (Indonésie).


Je ne condamne pas l’entreprise Vivendi qui a laissé sans eau tous les quartiers pauvres de La Paz, ni Monsanto qui a laissé sans semence les paysans de l’Inde et du Canada, ni Enron qui, après avoir laissé sans lumière une demi-douzaine de pays, a laissé 20.000 personnes sans leurs économies.


Je ne condamne pas les entreprises espagnoles (BBVA, Endesa, Telefonica, Repsol) qui ont vidé les caisses de l’Argentine, obligeant les Argentins à vendre leurs cheveux aux fabricants de perruques et à se disputer un cadavre de vache pour pouvoir manger.


Je ne condamne pas la maison Coca-Cola qui est entré en Europe dans l’ombre des tanks nazis et qui licencie, menace et assassine aujourd’hui des syndicalistes au Guatemala et en Colombie.

Je ne condamne pas les grands laboratoires pharmaceutiques qui se sont mis d’accord pour
tuer 20 millions d’Africains malades du SIDA.


Je ne condamne pas l’ALCA qui viole et dépèce les ouvrières des « maquilladoras » de Ciudad Juarez et fait naître des enfants sans cerveau à la frontière du Mexique avec les USA.


Je ne condamne pas le FMI ni l’OMC, providence de la famine, de la peste, de la guerre, de la corruption et de toute la cavalerie de l’Apocalypse.


Je ne condamne ni l’UE ni le gouvernement des USA qui mettent les accords commerciaux au-dessus des mesures pour la protection de l’environnement et qui ont décidé, sans referendum ni élections, l’extinction d’un quart des mammifères sur la Terre.


Je ne condamne pas les tortures sur Unai Romano, jeune Basque qui, il y a un an, fut transformé en ballon tuméfié dans un commissariat espagnol, défiguré à un tel point que ses parents le reconnurent uniquement à un grain de beauté sur son visage.

Je ne condamne pas le Gouvernement espagnol qui, au mois d’avril, a mis en place l’état d’exception sans consulter le Parlement et a suspendu pendant trois jours les droits basiques de notre Constitution (liberté de mouvement et d’expression), avec la circonstance aggravante que les Basques ne pouvaient se rendre à Barcelone à l’occasion du dernier sommet de l’UE.


Je ne condamne pas la loi sur les étrangers qui expulse les hommes faibles et affamés, les enferme dans des camps de rétention ou les prive du droit universel à l’assistance sanitaire et à l’éducation.


Je ne condamne pas le « coup de décret » qui précarise encore plus l’emploi, supprime les aides et laisse les travailleurs, comme des feuilles mortes, à la merci des caprices du vent des chefs d’entreprise.


Je ne condamne pas, naturellement, Dieu quand il pleut, quand il y a des éclairs ou le tonnerre, ni quand la terre tremble, ni quand le volcan crache ses flammes sur les hommes.

Je suis un démocrate : peu m’importe la mort d’enfants qui ne sont pas espagnols ; peu m’importe la persécution, le silence sur l’assassinat de journalistes et d’avocats qui ne pensent pas comme moi ; peu m’importe l’esclavage de deux millions de personnes qui ne pourront jamais acheter mes livres ; peu m’importe l’atteinte aux libertés du moment que je manie librement les ciseaux ; et peu m’importe la disparition d’une planète sur laquelle je me suis tant amusé.


Je suis un démocrate : je condamne l'ETA, ceux qui l’appuient ou qui gardent le silence, même s’ils sont muets de naissance ; et j’exige, en outre, qu’on prive de leurs droits de citoyens 150 000 Basques, qu’on les empêche de voter, de manifester et de se réunir, qu’on ferme leurs bars, leurs journaux, leurs périodiques, et même leurs garderies ; qu’on les mette vite en prison, eux et tous leurs camarades (du jeune militant anti-mondialisation à l’écrivain affirmé) et que, si ce n’est pas suffisant pour protéger la démocratie, on demande l’intervention humanitaire de nos glorieuses forces armées, déjà auréolées de la reconquête de l’îlot du Persil.

Je suis un démocrate : j’ai condamné l'ETA.


Je suis un démocrate : je n’ai condamné que l’ETA et je fais partie, par conséquent, de toutes les autres bandes armées, les plus sanguinaires, les plus cruelles, les organisations terroristes les plus destructrices de la planète.
Je suis un démocrate. Je suis un connard.

31 mars 2008
Source : http://radiopays.org/euskadi/actualite.php?id=414
Version originale : http://bellaciao.org/es/spip.php?article4989

24 mars 2008

Colonialisme ?

Finalement, c'est peut-être dans le sens inverse que cela se passe, si l'on en croit cet article de Congoplus :

Image de l\Doit-on admettre en France le grand pouvoir insoupçonné des chefs d'Etats africains ? L'Elysée n'aurait-il pas les mains libres face à ces encombrants "amis" africains de la France ? En tout cas une chose est sûre, on ne soupçonne pas souvent l'immense pouvoir dont disposent certains chefs d'Etats africains. Eh oui, la Françafrique a ses revers, et ceux-ci peuvent être aussi dangereux pour la France que ne le sont ses réseaux mafieux pour l'Afrique. La Françafrique serait-elle pas tout simplement contre-productive pour la France et l'Afrique ?

En France, le gabonais Omar Bongo, ce roi nègre, a toujours tiré sur les ficelles. Cet inamovible et indétrônable roi nègre dispose en effet d'un pouvoir immense et d'importants leviers de pression sur les locataires successifs de l'Elysée depuis de Gaulle jusqu'à Jacques Chirac et maintenant Nicolas Sarkozy qui prônait pour tant la rupture. Ainsi, de son palais de bord de mer à Libreville, d'un simple coup de colère accompagné d'un simple coup de fil à l'Elysée, il fait et défait des gouvernements français depuis des décennies. Le récent « limogeage » de l'ex-secrétaire d'Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel par Nicolas Sarkozy est à cet égard une parfaite illustration. Comme bien d'autres avant lui, Omar Bongo a eu la peau de Jean-Marie Bockel. Et, à Libreville il est presque de notoriété publique que c'est Omar Bongo qui avait obtenu de Jacques Chirac la nomination de Dominique de Villepin au poste de Premier ministre.

"L'un des premiers freins au développement, c'est la mauvaise gouvernance, le gaspillage des fonds publics, l'incurie de structures administratives défaillantes, la prédation de certains dirigeants. Quand le baril est à 100 dollars et que d'importants pays producteurs de pétrole ne parviennent pas à se développer, la gouvernance est en question. Quand les indicateurs sociaux de ces pays stagnent ou régressent, tandis qu'une minorité mène un train de vie luxueux, la gouvernance est en question. Que deviennent ces revenus pétroliers? Pourquoi la population n'en bénéficie-t-elle pas? Est-il légitime que notre aide au développement soit attribuée à des pays qui gaspillent leurs propres ressources ?" Ces récentes déclarations du secrétaire d'Etat à la Coopération avaient déplu au roi nègre. Elles lui ont coûté son poste. Le reportage diffusé sur France 2 début mars n'a sans doute pas aidé à reconduire le patron de la Coopération. Reprenant les informations mises au jour par les policiers et les juges l'été dernier, la chaîne publique a montré l'étendue du patrimoine immobilier de grand et tout puissant roi nègre : 33 appartements ou maisons, un hôtel particulier de 19 millions d'euros...
Re-colère d'Omar Bongo qui, en guise de représailles, expulse deux ressortissants français. Evoquant une véritable "cabale" et un "complot contre le Gabon et son président", le porte-parole de son gouvernement, René Ndemezo' Obiang, fustige la diffusion du reportage dans un communiqué : "En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d'Etat en exercice."

Le ton menaçant et inhabituellement peu diplomatique laisse augurer des conversations houleuses échangées entre l'Elysée et le palais de bord de mer. Deux semaines plus tard, Bockel fait ses valises pour les Anciens combattants, où il pourra sans doute méditer sa propre réponse faite en janvier dernier au journal Monde, qui l'interrogeait sur le précédent de Jean-Pierre Cot, écarté en 1982 de la Coopération par François Mitterrand pour cause de réformisme trop enthousiaste : "C'est un vieil ami. Il s'est vite isolé et n'a pas forcément fait la bonne analyse. Moi, je suis avant tout un pragmatique. Je sais gérer les gens, les budgets, les contradictions. Je sais qu'on ne décalquera pas du jour au lendemain notre morale en Afrique. Je sais aussi que l'Afrique est le continent de demain, et qu'il en va de l'intérêt de la France de mettre en œuvre cette rupture. La jeunesse africaine l'attend." Eh bien, la jeunesse africaine attendra encore. Et tant pis pour les promesses de rupture annoncées lors de la campagne présidentielle.

Tuer les petites pratiques moribondes et renouveler le dialogue avec les Africains ? En coulisse, le syndicat des chefs d'Etat africains s'organise. Bongo, Sassou (président du Congo) et Biya (président du Cameroun) prennent leur téléphone pour réclamer à Nicolas Sarkozy la tête de l'impétrant. Les jeux sont faits. Deux mois plus tard, la sanction tombe, alors même que le flamboyant Bockel s'est ravisé. Ainsi va la relation franco-africaine et plus exactement les relations franco-gabonaise et franco-congolaise. "C'est un signe intéressant." C'est en ces termes ironiques que le porte-parole du gouvernement gabonais a accueilli chaleureusement la "bonne nouvelle" du départ de Jean-Marie Bockel du secrétariat d'Etat à la Coopération. En clair : victoire par KO d'Omar Bongo qui, ayant demandé sa tête, a obtenu la dépouille du maire Gauche moderne de Mulhouse. Celui qui, dans ses voeux à la presse, appelait à signer "l'acte de décès de la Françafrique". Vous avez dit "rupture"?...

Alors doit-on parler d'une humiliation de plus pour la France comme l'avait récemment décrié l'opposition et le Parti socialiste, et d'autres membres de la majorité dans l'affaire Kadhafi ? Pas si sûr. En effet, le vrai problème dans ce pays, c'est que tout le monde ou presque est d'accord avec cet état des choses. L'opposition politique fondamentale en France réside aujourd'hui entre ceux qui soutiennent une gouvernance de droite plus libérale sous l'impulsion de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et ceux qui, avec pour chef de fil le Parti Socialiste (PS), prônent un capitalisme plus modéré et plus social synonyme d'une meilleure répartition des richesses. Mais s'agissant de la politique africaine de la France, au-delà de quelques petites hostilités entre amis, ce clivage s'estompe nettement. À ce niveau en effet, la grille de lecture traditionnelle française opposant une gauche à une droite n'a plus de pertinence - car on retrouve des deux côtés des partisans de la Françafrique. C'est dire que parmi ceux qui dans le monde politique français aujourd'hui doivent s'inquiéter en cas d'un éventuel « déballage » des affaires illicites et compromettantes liées aux réseaux françafricains, il y a sûrement une majorité, même sûrement tous les membres des gouvernements successifs de droite depuis 1960. Et cela doit être exactement le même cas de l'autre côté de la barrière politique.

Parallèlement aux élites politiques, d'importantes opérations de lobbying auprès des décisionnaires africains sont constamment organisées par des hommes d'affaires représentant des intérêts tricolores en Afrique comme Total, Areva, Bouygues, Bolloré, CFAO (de François Pineau), Castel... ; et par les représentants des principales compagnies pétrolières (BP, Shell, ExxonMobil, Chevron, Total et Eni).

Voilà pourquoi pendant des décennies les locataires successifs de l'Elysée (du général de Gaulle à Jacques Chirac) ont toujours montré une déférence extrême à l'égard des chefs d'Etats africains, notamment le gabonais Omar Bongo, le congolais Sassou-Nguesso, la camerounais Paul Biya, l'angolais José Eduardo dos Santos ou l'équato-guinéen Tedero Obiang Nguema dont les pays regorgent d'importantes ressources pétrolières, en faisant tant de concessions superflues que l'on a l'impression qu'un basculement a eu lieu dans lequel les deux parties ont oublié laquelle a le grand pouvoir et laquelle le petit. En effet, certains chefs d'Etats africains qui ont bien compris l'enjeu capital que représentent leurs colossales ressources naturelles pour les puissances occidentales et les appétits qu'elles aiguisent, se sentent pousser des ailes et se voient de ce fait investis d'un très grand pouvoir.
Suffisamment grand en tout cas pour leur permettre d'exiger et d'obtenir de l'Elysée de nommer un Premier ministre ou de limoger un ministre et ou encore d'influer la liberté de la presse et sur le cours de la justice en France. De plus ils se sont offerts en France de supers réseaux de communicants et de lobbyistes bien introduits dans la classe politique française de tous bords. C'est pourquoi quand par exemple Omar Bongo, non content qu'on lui fasse un procès pour ses quelques « masures » à Paris, menace de fermer l'antenne librevilloise de Radio France internationale (RFI), les autorités françaises s'empressent de le calmer par un coup de fil apaisant. Une seule règle donc lorsque vous êtes élu président français et arrivez à l'Elysée : Ne surtout pas offusquer le « doyen » des chefs d'Etats africains, Omar Bongo qui a connu toutes les présidences françaises depuis le général de Gaulle. Ce roi nègre connaît tout le monde, sait tout sur tout le monde et surtout il maîtrise tous les dossiers brûlants de la Françafrique. C'est donc une véritable bombe qui peut vous exploser à la figure si vous n'y prenez garde. C'est à croire que pour les autorités françaises, ces encombrants « amis » chefs d'Etats africains seraient devenus une vraie menace.
Il faut dire que cette politique hasardeuse et très risquée de l'Elysée, essentiellement axée sur des relations personnalisées avec les chefs d'Etats africains, a en effet solidarisé les présidents français successifs : Giscard D'Estaing, François Mitterrand et Jacques Chirac, avec des régimes corrompus et dictatoriaux qui ont même parfois commis des crimes contre l'humanité. Comme nous pouvons le voir, l'Elysée n'a donc pas les mains libres face à ces encombrants « amis » africains de la France.

Alors la question est : L'Elysée, qui redoute qu'un jour ces puissants et encombrants « amis » chefs d'Etats africains, qui connaissent bien trop de secrets et de dossiers sensibles, et qui prennent trop de liberté, soient tôt ou tard emmenés à tout déballer sur la place publique, ne ferait-il pas mieux de les mettre aujourd'hui hors circuit, à la loyale, par la voie judiciaire ?

Bienvenu MABILEMONO

Étonnant, non ?

18 mars 2008

Patate

Je parlais hier de garder le sens de l'humour. Voici un site qui aide... L'actu en patate, de Martin Vidberg, dont est extrait le dessin ci-après.

Excellent.