5 août 2008

Juste une fin de partie

C'était dans les débuts de ce blog. Une chanson d'Hubert Félix Thiéfaine, Sentiments numériques revisités. Je reviens avec un autre titre du même chanteur pour vous informer de l'arrêt de ce blog. Je resterai présent sur la blogosphère, pour lire notamment mes blogueurs préférés mais j'ai d'autres activités qui me prennent tout mon temps. Et si l'envie me reprend, je reviendrai sans doute avec mon vrai nom, car en cette période néovichyste, où Gisèle n'est plus une princesse mais un fichier scélérat mis en place par M. Le Pen de Nagy-Bocsa, il n'est pas utile de se cacher, cela prend trop d'énergie pour rien.

Je retourne à mes activités syndicales et de représentant du personnel. Je viens de me faire élire au comité d'entreprise de ma nouvelleboîte, le travail est énorme et le chemin semé d'embûches (entre une direction fondamentalement rétrograde et des collègues syndiqués pas vraiment claires...)

J'amplifie mes contributions à la Wikipédia, dans tous les domaines et dans plusieurs langues. Ne cherchez pas, si vous trouvez un Ouadou, ce n'est pas moi... Je suis aussi inscrit sur Citizendium et sur Knol, qui verront peut-être des copies de mes articles en anglais...

Je poursuis doucement mes autres activités préférées : passer du temps avec ma famille, avec mes amis, et même aller travailler.

Comment voulez-vous qu'en plus je blogue ?

Sic transit gloria blogi.

6 juillet 2008

Brève de web

Une piètre chanteuse... aphone.... qui relance la croissance en boostant... les ventes de sonotones...
Rien à ajouter, vous savez tous de qui parle ce commentaire sur un article de Guy Birenbaum.

Réveil difficile

C'est vrai que mon rythme de publication a fortement baissé. Non que je baisse les bras, mais je fais tellement de choses que je ne fais jamais tout à fond en même temps... et puis j'ai eu un projet un peu prenant au travail, qui vient de se terminer...

Le réveil a été dur quand, après plus d'un mois, j'ai cliqué sur les liens de mon blogue et découvert que Denis Robert déposait les armes. C'est dur, mais c'est compréhensible et on ne peut vraiment pas lui en vouloir. Son combat reste exemplaire, pour dénoncer le vrai ennemi de la démocratie, de la liberté, de toutes les valeurs humanistes qui ne savent plus où se réfugier faute d'organisation politique crédible. Quand un parti politique héberge dans ses rangs un Vanneste ou un Mélenchon, quelle crédibilité peut-il avoir ? Mais je m'égare... Denis Robert nous a instruit sur notre ennemi commun, cette mafia militaro-financière qui s'engraisse et fait taire ses adversaires par tous les moyens possibles. Qu'il en soit remercié.

Un bref extrait du pourquoi du comment : "Ma confiance envers la justice et les hommes qui ont à juger de mes écrits s’est émoussée. Les tribunaux sont plus sensibles à l’air du temps et au harcèlement juridique d’une société aux moyens inépuisables, qu’à l’examen des faits. Je suis condamné par des magistrats qui, la plupart du temps, ne connaissent des mécanismes financiers que leur livret de Caisse d’Epargne." Aucun commentaire supplémentaire n'est utile...

Le blog de Denis Robert restera en tête de mes blogues lus, même s'il n'y a plus rien à lire...

J'ai continué de cliquer et j'ai vu qu'Irène Delse me considérait comme sympathique... Merci Irène...

J'aime bien butiner dans les blogues, mais je n'ai pas le temps d'y aller régulièrement. Mes préférés sont dans ma liste fixe, cela n'empêche en rien le plaisir de la découverte.

Blogues détestés : j'avoue m'être totalement désintéressé de tous ces espaces d'autopromotion de "blogueurs incontournables" qu'il est pourtant si facile de ne pas aller voir !

5 juillet 2008

Totalitarisme

Lu dans le Monde.

La polémique a surgi en novembre 2007, dans une école primaire d'Albi (Midi-Pyrénées). Dans le cadre d'un travail d'art plastique sur les sentiments et les expressions du visage, une enseignante de l'école Claude-Nougaro, Valérie Framit, demande à ses élèves de CM1 de collecter des photos et des images illustrant les sentiments de joie, colère, crainte, fatigue, méchanceté... Ces photos sont collées sur de grandes affiches placardées sur les murs de l'école. Parmi elles, figure un portrait de Nicolas Sarkozy, choisi par un élève pour illustrer le thème de la méchanceté. "J'ai regardé les expressions et non les visages", explique l'institutrice.

SANCTION

La présentation n'est pas ouverte au public. Mais un parent d'élève envoie une lettre à l'Elysée pour dénoncer ce qu'il perçoit comme une atteinte à l'image du chef de l'Etat. Le nom de l'auteur de cette lettre, non anonyme, n'a pas été révélé. Vendredi dernier, la directrice de l'école, Claudie Jalby, est informée par l'inspecteur d'académie qu'une enquête a été diligentée par le recteur.

"On peut reprocher à l'enseignante un manque de vigilance pour lequel sera appliquée une sanction qui devrait se limiter à une simple remontrance", a indiqué l'inspecteur d'académie Michel Azéma. Pour lui, "l'enseignante aurait dû être plus attentive à l'utilisation de ces images (...). Elle aurait dû profiter de l'occasion pour faire une leçon d'instruction civique pour expliquer la démocratie et le rôle du président de la République et des personnalités du monde politique".

Depuis, l'affiche litigieuse a été retirée du mur.

Quand un journal prétendûment indépendant désigne les noms de la directrice et de l'institutrice et n'est pas choqué que le nom du courageux parent d'élève ne soit pas dévoilé, c'est bien qu'il y a bien quelque chose de pourri.

Il n'y a pas longtemps, ce graffiti fleurissait dans les couloirs du métro : "Sarko casse-toi, tu pues le fric et la haine". Comment voulez-vous qu'un enfant ne ressente pas cela ?

4 juillet 2008

Ingrid Uribe et Nicolas Betancourt

Ah, il s'en passe des choses dans la jungle colombienne ! J'avais été choqué par l'assassinat de Raul Reyes, ce chef des FARC en train de négocier avec la France (via l'Équateur) la libération de la médiatique otage. Olivier Bonnet, comme souvent, nous en donne l'explication, qu'il tient de Mediapart : "Ces deux guérilleros [qui ont échappé à l'attaque du camp de R. Reyes] ont décrit la précision de l’attaque qui a détruit ce camp, attaque à la laquelle ils ont échappé parce qu’ils s’étaient éloignés de quelques centaines de mètres. Ils ont raconté que cinq bombes ont frappé simultanément la vingtaine d’hommes qui y vivaient depuis quelques jours. Selon plusieurs sources, ces bombes ou missiles n’ont pas été largués par des avions colombiens mais par des appareils américains volant à haute altitude. Ils ont été guidés par le faisceau d’ondes émis par l’un des téléphones satellites utilisés par Raul Reyes. Ayant réussi à se procurer quelques jours auparavant le numéro de ce téléphone, et en accord avec le gouvernement colombien, les responsables américains ont estimé nécessaire de mettre un terme à la négociation qui était sur le point d’être finalisée. La libération d’Ingrid Betancourt était alors programmée pour le 8 mars, journée internationale de la femme. L’objectif de cette attaque, toutes les informations et les adolf uribeindices l’indiquent, était de remettre en cause la libération d’une otage médiatique. Car, dans ces conditions, cette libération aurait redoré la réputation d’une guérilla en perte de vitesse ; elle aurait été porté au crédit de l’Equateur, du Venezuela et de la France." Voici comment, avec l’assistance empressée de ce grand humaniste de George W. Bush, le président colombien, responsable des escadrons de la mort massacrant paysans réputés proches des FARC, syndicalistes et militants de gauche - ce qui lui vaut d’être représenté par certains opposants sous les traits d’un clone d’Adolf Hitler -, a sciemment empêché la libération de Betancourt ! Ce qu’avait du reste vigoureusement dénoncé le président équatorien Correa : "Regardez la bassesse d’Alvaro Uribe, il savait qu’en mars douze otages allaient être libérés, parmi eux Ingrid Betancourt. Il le savait et il a utilisé ses contacts pour monter ce traquenard et faire croire au monde qu’il s’agissait de contacts politiques et pour lancer un écran de fumée sur son action injustifiable".

Il revient ensuite sur la "libération" d'Ingrid Bétancourt, pour rappeler que plusieurs informations concordantes indiquent qu'il y a eu probablement versement de rançon (quelques millions de dollars) et promesse (par notre président) d'asile pour les FARC renonçant à la lutte armée. Dans le même temps, exactement, un autre Sarkozy, moins directement souriant, laisse extrader vers l’Italie de son ami fasciste Berlusconi une femme qui a depuis longtemps renoncé à la lutte armée. Libérez Marina Petrella !

20 juin 2008

Menteur II

Trouvé sur alter-info qui le tient du Canard enchaîné...

"Sarkozy : déclarer moins pour gagner plus.

Parue au Journal Officiel du 11 mai 2007, la déclaration de situation patrimoniale de Nicolas Sarkozy proclamé Président de la République ressemble à une plaisanterie.

Sarkozy "certifie sur l’honneur" qu’à la date du 17 mars 2007, ni lui, ni Cécilia (son épouse de l’époque), ne possèdent le moindre "meuble meublant", ni de "collection, d’objets d’art, de bijoux, de pierres précieuses, ou d’or".

Pour chacune de ces rubriques, Sarkozy a répondu par un "Néant" sans réplique.

A croire que le couple Sarkozy n’était même pas propriétaire d’un vieux sommier, d’une chaise branlante, ou d’un service de table dépareillé.

Sarkozy avait pourtant raconté à la presse qu’en attendant les résultats de l’élection présidentielle, il avait dû louer un garde-meubles pour stocker le mobilier de son ancien appartement de Neuilly.

Côté collection, Nicolas le pudique passe sous silence les albums de timbres rares qu’il s’était vanté de posséder.

Même énigme du côté des bijoux. Il ne mentionne même pas la bague Dior « Cœur romantique » (prix catalogue 19 600 euros) qu’il avait offerte à Cécilia, son ancienne épouse.

Sarkozy oublie également sa passion pour les montres. La presse people regorge pourtant de clichés où l’on voit Madame et Monsieur Sarkozy équipés de montres pas spécialement bon marché. Le journal Le Monde (3 juin 2007) a fait un petit inventaire de leur collection. On découvre ainsi une Rolex Daytona en or blanc à 22 530 euros (prix du neuf), une Rolex Oyster Datejust estimée à 2 000 euros, une Breitling Old Navitimer (entre 3 600 et 5 000 euros selon les modèles), une Bréguet en or blanc avec réserve de marche, dates et phases de Lune, qui vaut à elle seule la bagatelle de 25 000 euros. A l’inventaire du journal Le Monde, il convient d’ajouter une autre Breitling Old Navitimer, mais en or, vendue en boutique à partir de 10 000 euros, selon les modèles. D’autres photos, antérieures à l’élection présidentielle, montrent Cécilia portant un chrono blanc en céramique J12 de Chanel dont le prix officiel varie entre 4 500 euros (modèle de base) et 21 900 euros (avec un cadran serti de brillants). Au total, la collection de montres du couple pouvait être estimée entre 62 000 euros et 94 000 euros (au prix du neuf). […]

« Pour le Président de la République, c’est le peuple français qui est seul juge, explique un ponte du Conseil d’Etat. Si un citoyen estime qu’il y a eu fraude, il peut toujours porter plainte contre Sarkozy pour faux en écritures publiques contre le candidat élu. »

Comme le Président de la République est intouchable pendant la durée de son mandat, ledit citoyen râleur devrait attendre 2012, voire 2017 pour qu’un juge se penche éventuellement sur le dossier. »

Sans commentaire

19 juin 2008

Heureux-péen

Il y a des semaines où l'on se sent Européen plus que Français.

Cette semaine, les Irlandais ont fait preuve d'exemplarité en renvoyant la Commission européenne et le despote Sarkozy à leur illégitimité. Favorable à une Europe unie, politique, ayant aboli les Nations totalitaires qui l'ont eu composée, je ne peux qu'approuver et apprécier ce rejet d'un machin loin, trop loin du peuple européen.

Cette semaine, les Italiens ont renvoyé chez eux un sélectionneur plus préoccupé par son image que par la réussite de son équipe, et une vieille garde incapable de se retirer. Place au sport pour la phase finale du championnat d'Europe de football.

Cette semaine, l'Académie française et le Sénat nous on rappelé à nous, Alsaciens, Arpitans, Basques, Bretons, Catalans, Corses, Flamands, Occitans, que nous sommes des citoyens de seconde zone dans un pays qui nous refuse le droit de sauver nos langues.
Oui, résolument Européen, pas du tout Français.